Samedi 11 Février 2012
Après un début de saison 2010 quelconque, Padraig Harrington a chuté de huit places au classement mondial et sort du Top10. Il y a quinze jours, des journaux suggéraient qu’un des ses sponsors le laissait tomber.
Harrington n’a pas gagné sur la scène internationale depuis son troisième titre en Major, l’US PGA Championship, à Oakland Hills il y a 19 mois.
A 38 ans, et s’ il était manifestement déçu de ne pas avoir décroché de victoire sur le Tour en 2009, Harrington demeure l’un des plus puissants acteurs et plus gros revenus sur la scène mondiale.
En effet, cette décision de la Banque d’Irlande de ne pas prendre l’option de renouveler leur contrat de trois ans avec (il arrive à échéance en Mai) illustre la façon dont Harrington est à l’étroit sur un marché de sponsorship sportif affaibli dans son pays. La banque a effectivement touché le gros lot quand elle a signé un contrat de trois ans avec Harrington en Mai 2007.
En quelques semaines, il remportait l’Open d’Irlande, en deux mois il devenait vainqueur de Major à Carnoustie et en un an et demi il se taillait une place dans l’histoire comme le seul Européen à remporter l’Open britannique et US PGA dans une même saison.
Bien que les primes versées à Harrington par la Banque d’Irlande grimpaient de € 250.000 à € 400.000 par an, cela représentait toujours une bonne affaire. Pour broder son nom sur le devant du polo d’un vainqueur multiple de Major et de l’avoir pendant trois journées corporatives par an coûterait normalement plusieurs fois ce montant.
Par exemple, lorsque Harrington signe un contrat de trois ans avec la principale entreprise de conseils des États-Unis, FTI en Novembre 2008, on estime sa valeur à 12 millions de dollars. Plusieurs semaines plus tard, Wilson Golf a révélé qu’ils ont fait appel à leur société mère pour les aider à payer les 10 millions $ pour prolonger leur association avec Harrington pour 36 mois et l’établir comme un ambassadeur pour les équipements sportifs de la société sur un pied d’égalité avec Roger Federer.
Harrington a empoché seulement € 14.006 dimanche dernier en terminant à l a40ème place du Honda Classic, à 17 coups du vainqueur Camilo Villegas. Pourtant, cette somme modeste a permis à Padraig de dépasser les 34M € de gains en carrière, et l’Irlandais a gagné au moins autant, si ce n’est plus, en dehors des parcours pendant 12 ans de carrière professionnelle.
Puisqu’il a signé des contrats d’une valeur bien au-delà de 20 M € dans les 19 mois écoulés depuis sa victoire à US PGA, il est certain de supposer que le revenu brut d’Harrington approche les 70 M€, avec peu de signes d’érosion pour sa valeur marchande, malgré la récession.
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