dimanche 20 mars 2016
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Les entreprises de plus en plus victimes de la cybercriminalité!

Ce sont des chiffres qui ont de quoi inquiéter. Le taux de fraude en entreprise en France a plus que doublé en sept ans. Il était de 29% en 2009, 55% en 2014 et 68% en 2016. Pourtant, au niveau mondial, il a très légèrement baissé puisqu’il est passé de 37% en 2014 à 36% en 2016, selon les chiffres de PwC publiés dans sa 8ème édition de l’étude « Global Economic Crime Survey 2016 ».

Le cabinet d’audit note 5 grands types de fraude: le détournement d’actifs, la cybercriminalité, la fraude aux achats, la fraude comptable, la corruption et la fraude aux ressources humaines. Comme en 2014, c’est le détournement d’actifs qui est la principale menace, même si ce type de fraude recule (56% en 2016 contre 61% en 2014).

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Mais elle est talonnée de près par la cybercriminalité qui a explosé ces dernières années. Le taux est passé de 28% en 2014 à 53% en 2016. Par ailleurs, 85% des entreprises ont perçu une augmentation significative de ce risque au cours des deux dernières années, contre 48% en 2014. Pour Jean-Louis Di Giovanni, associé PwC du département Litiges et Investigations, cela s’explique facilement.

« L’explosion du Big Data quels que soient les domaines, alliée à la digitalisation de l’activité économique et la multiplicité des supports numériques augmentent l’exposition des entreprises au risque de cyberattaque, d’où une plus grande prise en compte de ce risque par les dirigeants ».

Doublement des fraudes pour les petites entreprises

Mais si les entreprises françaises sont conscientes de ce risque, elles n’agissent pas forcément de manière adéquate. « Plus de la moitié des entreprises françaises n’ont pas encore de plan d’action 100% opérationnel pour répondre à une cyberattaque.

Ce constat s’explique en raison d’une part, d’une moindre implication des cadres dirigeants français sur le sujet contrairement à ce qui se passe au niveau européen ou mondial et d’autre part, des difficultés des entreprises françaises à trouver des ressources compétentes sur le sujet », déplore Jean-Louis Di Giovanni.

L’autre type de fraude qui a également énormément augmenté ces dernières années est la délinquance astucieuse, dans laquelle nous trouvons la fraude au Président*. Elle est passée de 10% en 2014 à 18% en 2016.

Si cette progression constante de la fraude en France concerne les entreprises de toute taille, PwC remarque en 2016 un doublement des fraudes identifiées au sein des entreprises de plus petite taille, comptant moins de 100 salariés.

En France, plus de 2 entreprises de moins de 100 employés sur 5 (43%) déclarent être victimes de fraudes, soit deux fois plus qu’au niveau mondial et qu’en Europe de l’Ouest.

*Plus de 350 entreprises se seraient fait escroquer en 2013 selon un scénario bien rôdé dans lequel un « faux » PDG exige un virement manuel urgent à destination de l’étranger. L’attention est de rigueur.

« Allo, ici le PDG. J’ai besoin de vous pour une affaire délicate et extrêmement urgente ». Qui ne serait pas flatté – honoré même - d’être le seul recours du plus haut dirigeant de son entreprise ? Malheureusement – et même si le vrai président compte sur vous - il y a surtout des chances que vous ayez été identifié comme le « maillon faible » de votre entreprise lors d’une tentative d’escroquerie relevant de ce qu’on appelle désormais les « fraudes au président ».

Apparues il y a environ 3 ans, ces arnaques auraient représenté quelque 10% du total des fraudes subies en France par les entreprises – et coûté plus de 10 millions d’euros à certaines, selon la dernière enquête réalisée par PwC en la matière(1).

Et leur nombre se serait envolé depuis le début 2014… « Le phénomène s’est accéléré : nous recensons plusieurs dizaines de tentatives par jour ; nos services sont saisis de toutes parts. Il semble que de nouveaux réseaux soient apparus, utilisant un mode opératoire identique, qui fonctionne bien et entraîne d’importants préjudices », explique Sophie Robert, commissaire de police à l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière.

Les escrocs connaissent parfaitement les entreprises victimes

La force du système tient à l’extrême connaissance de l’organisation de l’entreprise et même de la personnalité des dirigeants que parviennent à développer les escrocs. « En achetant  les documents de l’entreprise disponibles sur Internet, ils disposent des signatures de ses dirigeants. Ils mènent également des enquêtes approfondies sur les réseaux sociaux et les sites de l’entreprise, souligne Sophie Robert.

Depuis peu, certains ont également récolté des données directement dans le système d’information de l’entreprise à la suite d’une attaque informatique : ils envoient un mail anodin dont la pièce jointe est contient un virus avec un logiciel d’intrusion.

Une fois installé ce logiciel peut aspirer les documents de la société et fournir aux escrocs les emplois du temps, les numéros directs, les mails et les signatures de toute l’entreprise. C’est cette connaissance parfaite de la structure qui permet de mettre en confiance le responsable comptable ou financier et lui faire réaliser l’opération souhaitée…

http://business.lesechos.fr/directions-financieres/fiscalite/controles-fiscaux/la-fraude-au-president-en-recrudescence-depuis-debut-2014-61183.php

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