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Et les vainqueurs sont… James Hahn et le Riviera Country Club

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Hier après-midi, le parcours du Northern Trust Open était si difficile que de nombreux joueurs se sont éliminés eux-mêmes, découragés par les drapeaux compliqués, les coups injouables et les putts manqués. A ce petit jeu du qui perd-gagne, c’est l’excellent James Hahn qui s’est montré le plus précis, le plus déterminé et le plus patient de tous. Riviera est le parcours du Sud de la Californie qui accueillait l’US Open avant que celui-ci ne déménage à Torrey Pines en 2008. Le parcours en a gardé toutes ses défenses, au point que le score final du vainqueur (- 6) est le plus faible depuis celui de Craig Stadler en 1996.

Les birdies étaient rares cette semaine, les pars étaient considérés comme de bons scores sur la majorité des trous. Le vainqueur James Hahn a d’autant plus de mérite d’avoir si bien géré le play-off qui l’opposait à Dustin Johnson et Paul Casey. Le jeune trentenaire, classé 297ème joueur mondial, a en effet assuré d’abord un par sur le 18, comme ses deux adversaires, puis un birdie au 10, exit Paul Casey, pour achever l’affaire par un autre birdie au 14, décourageant par un putt magnifique un Dustin Johnson pourtant revenu aux affaires comme si de rien n’était.

Le puissant DJ avait eu sa chance d’éviter le play-off, puisqu’il était à – 7 avec deux trous à jouer, mais un bogey sur le par 5 du 17 l’a fait rentrer dans le rang. Paul Casey était au club-house depuis longtemps, lui aussi à - 6. Il avait eu également sa chance, mais le bogey du 18 ne lui laissait plus espérer grand-chose.  Il restait en effet l’autre leader provisoire, Sergio Garcia, en tête à – 7 au départ du 17.  Mais avec deux bogeys sur les deux derniers trous, l’Espagnol s’est sabordé, exclu de la joute finale. Même mésaventure pour Jordan Spieth, qui avait l’occasion de rejoindre le play-off avec un simple par au 18. Bogey lui aussi, tout le monde descend.

Comme on le voit, le parcours jouait son rôle de juge de paix, et de nombreux potentiels vainqueurs ont dû déchanter. C’était lui le boss, il déciderait de qui devait le vaincre quand il le voudrait. Et c’est finalement le moins titré de tous, le jeune James Hahn, qui a eu ses faveurs. Lui aussi aurait pu gagner seul, mais son bogey au 16 l’a forcé aux prolongations, qu’il a parfaitement négociées comme nous l’avons vu plus haut.

La parole est à Graham Delaet : « Vous ne pouvez pas tricher avec ce parcours. C’est du pur golf. Le 10, dont tout le monde parle, c’est un par 4 de moins de 300 mètres, mais vous le jouez comme dans un jeu d’échecs. Le 18 aussi est un grand trou de golf. Le reste est tout aussi compliqué, il n’y a jamais de répit et vous devez en permanence sortir les meilleurs coups aux bons endroits. »

Pour une fois que nos champions n’humilient pas un parcours, il faut féliciter à la fois le Riviera et celui qui a finalement réussi à prendre cette citadelle du golf, l’impeccable James Hahn.

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