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Viva Camilo Villegas

L’histoire du joueur colombien Camilo Villegas est particulière. En 2011, Sports Business Daily titrait « Viva Villegas, les sponsors affluent pour ce jeune golfeur. » En effet, des compagnies américaines et internationales s’intéressaient alors de très près à ce jeune homme bien sous tout rapport.

Tout avait bien commencé en effet. Il plaisait aux sponsors, et les résultats suivaient. Villegas a remporté trois victoires avant ses 29 ans, et fut même une fois septième au classement mondial. Ses collègues le surnommaient alors Spiderman parce qu’il prenait la position de l’araignée au sol pour lire ses putts.

A ces jours fastes ont succédé quelques déboires. Sa victoire dimanche dernier dans le Wyndham Championship au Sedgefield Country Club est la première depuis 4 ans et demi. En 2012, il a même été obligé de retourner en Q School pour récupérer sa carte pour 2013, et il était 254ème jeudi au World ranking  avant le Wyndham. Mais il commente ce parcours chaotique avec philosophie.

« C’est juste le golf”, a-t-il déclaré. “Des hauts, des bas, des mauvais jours, des jours moyens, de bons jours. Si vous demandez à chaque joueur, évidemment il vous dira qu’il veut jouer mieux. Moi le premier. Si vous me demandez si j’ai joué comme je le devais depuis deux ans et demi, je vous répondrai évidemment non. Mais encore une fois, c’est le golf, et ses aléas ne doivent pas vous empêcher de profiter de la vie. »

C’est pour cela qu’avant le Wyndham, il est rentré en Colombie se ressourcer auprès de son père et de sa mère.

Durant sa période de vaches maigres, il a abandonné partiellement la posture Spiderman de lecture de putt.

« Je ne l’utilise plus que pour les putts que je ne parviens pas à lire naturellement. La vie est drôle, et ce jeu aussi. Je l’ai fait en quête de perfection dans la compréhension des trajectoires, mais ce n’est pas parce que vous visez la perfection que vous la trouvez toujours. Maintenant, je me suis libéré, j’ai un comportement moins exigeant et plus naturel, et cela ne va pas plus mal. »

Son titre au Wyndham ne va pas contredire sa nouvelle philosophie de la vie, plus décontractée, plus détachée et plus libre, car s’il l’a bien méritée, sa victoire a surgi alors qu’il n’y pouvait plus rien. Leader au club house avec -17, il partageait alors la première place avec trois joueurs encore sur le terrain. Heath Slocum a fait bogey sur les deux derniers trous, Freddie Jacobson au dernier trou, et Nick Watney a drivé hors limites sur le tee du 18. Elle n’est pas belle, la vie ?

Cela a permis de remettre en lumière le joueur colombien, et après les bad days, le voilà reparti vers des happy days. « Just the nature of this game », avait-il ajouté en savourant son surprenant 63 du premier tour…

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