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Tiger, Rory… Changement d’ère ?

On connaît la chanson… Times they are a-changin’, chantait Bob Dylan au milieu des années 60. Sans forcément que la révolution soit brutale, une ère chasse toujours l’autre, et ce phénomène est précédé de signes clairs de mutation,. C’est la vie qui va… Mais comme pour les dinosaures, le pétrole ou le bloc communiste, on ne se réveille pas un matin en découvrant brutalement une nouvelle époque. Il n’y a pas de date exacte, mais des moments clés qui servent de repères, de rupture de tendances.

Il semble bien que dimanche dernier soit un de ces moments où l’on sent les lignes bouger, et que le dernier putt du dernier trou au Royal Liverpool puisse être interprété comme signe d’une transition entre l’ère Woods et l’ère McIlroy. Non que la carrière du Tigre soit finie, il gagnera certainement d’autres tournois et battra probablement le record absolu de victoires PGA, mais sa domination sur les Majeurs semble vraiment de plus en plus difficile à assurer. Depuis la dernière victoire de Woods en Majeur, Rory en a déjà remporté trois…

Lors de l’US Open 1960, Ben Hogan a été battu par le trentenaire Arnold Palmer, qui avait devancé de deux coups un jeune homme de vingt ans, Jack Nicklaus. Hogan ne gagnera plus jamais de tournoi. De même dans les années 80, Jack Nicklaus après avoir remporté l’US Open et le championnat PGA deux mois plus tard, s’est vu relégué en douceur par une nouvelle génération, celle de Tom Watson et de Severiano Ballesteros.

Tiger connaît tout cela, il sait que les générations se succèdent inexorablement, sans que cela signifie la fin de carrière ou la décadence brutale des plus anciens. Sans comparer son début de carrière à celui de Rory, il juge d’ailleurs irrésistible son jeune concurrent lorsqu’il parvient à mêler comme dans cet Open l’agressivité et la régularité. Mais il fait aussi remarquer que cette fougue peut le faire jouer de façon irrégulière, ce qui n’était pas son cas dans la période  où lui-même dominait le golf mondial.

Quoi qu’il en soit, si l’on se fie au palmarès, Rory rejoint Tiger (et Jack) en tant que vainqueur de trois Majeurs à l’âge de 25 ans. Il lui manque juste une veste verte pour être le sixième joueur à gagner le Grand Chelem. Et nul doute qu’à Augusta en avril prochain, la Rorymania sera à la hauteur de la Tigermania.

Pour l’instant, on ne peut que parier sur un changement d’ère, mais on assiste à l’évidence au moins à une contestation de l’ordre établi. La statue du Commandeur Tiger semble vaciller, et Rory paraît parvenir à maturité pour prendre la relève.

L’Histoire est en marche, elle sera passionnante à suivre.

 

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