Image
Golf Zone
A la une

Entre douceur de vivre et plaisir de jouer, la méthode Stricker,

La vie de golfeur?

Dans la colonne avantages, il y a quand même beaucoup de choses. Vous jouez chaque semaine pour des millions de dollars. Vous avez les honneurs de la télévision. Vous êtes célèbre. Vous avez tout ce que vous souhaitez en termes d’équipement, vous avez des voitures de courtoisie, votre réussite fait envie à tous les jeunes de toutes les Universités qui rament dans le team de leur école pour se faire une place chez les pros. Dans la colonne inconvénients, il ya sans doute quelques désagréments, seulement si on cherche bien. Vous voyagez tout le temps, souvent loin de votre famille. Si vous n’entrez pas dans le champ des joueurs qualifiés après deux jours, vous repartez sans un sou. Les blessures et les dérèglements de votre swing peuvent ruiner votre carrière en un instant.
Bon, il n’y a pas photo, il semble bien que la colonne crédit l’emporte largement sur la colonne débit. On s’en doutait un peu.

Mais alors, pour Steve Stricker, on ne sait pas quoi dire ! Il s’est débrouillé pour optimiser les avantages et enlever les inconvénients ! Il entame seulement sa huitième semaine de boulot cette année, et il est 18ème joueur mondial. Il passe plus de temps à la chasse au chevreuil qu’au practice, se disant « semi-retraité ». Mais en fait il continue à être payé autant que tous les autres joueurs qui papillonnent avec plus ou moins de succès d’un tournoi à l’autre.
Sa quête des plaisirs de la vie ne s’arrête pas là. Il a décidé il ya dix jours environ qu’il jouerait le Greenbier Classic. Comme son caddie, Jimmy Johnson, était engagé avec un autre joueur, il a demandé à sa femme, Nicki, de porter son sac. Ils ont amené leurs deux enfants, transformé le tournoi PGA en camp d’été de sportvacs, où le père effectuerait une sorte de vacation pour le pur plaisir de s’occuper pendant les vacances de ses enfants.
Et voilà qu’après le premier tour, il apparaît déjà sur le leaderboard. Il a joué 66 (-4), avec un parcours sans aucun bogey.

« Je n’ai pas joué si bien que cela, mais j’ai senti que cela s’améliorait peu à peu au fur et à mesure de ce premier tour. C’est très plaisant de commencer à jouer, de s’y remettre cette semaine et la semaine prochaine et de voir comment tout cela va évoluer. »

En fait, juste avant ce premier tour, il avait affirmé ne vouloir jouer l’Open Championship que s’il se sentait compétitif. Ce n’est pas la peine de se faire du mal ! Alors que la plupart des autres joueurs sont déjà au taquet pour ce troisième Majeur de l’année, lui attend avant de donner sa réponse de savoir s’il pourra y prendre du plaisir ou pas. A 14 jours du tournoi, il n’a encore réservé ni billet d’avion, ni chambre d’hôtel.

« J’attends de savoir si je suis bien cette semaine et la prochaine. Si oui, l’Open est en effet une possibilité pour moi. »

Il a évidemment en tête la victoire cette semaine, mais le pré-retraité reste prudent.

« Vous savez, quand on joue peu en tournoi, on manque forcément de repères grandeur nature. C’est une chose de bien frapper la balle au practice chez vous, et autre chose de briller sur un tournoi, où le moindre coup un peu mal contacté peut vous faire perdre le fil. Ici, tout compte, et c’est cela que j’ai besoin de tester avant de songer à la victoire et à la suite de la saison. »

Pas de problème, Steve, take it easy. Ce n’est pas la peine de changer quoi que ce soit. La vie est belle telle qu’elle est, et bien jouer au golf est un pur plaisir.

 

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :