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Julien QUESNE : Le plaisir de la perfection, le goût de la victoire

Julien Quesne

Né le 16/08/1980 à Le Mans
Golf des Aisses
Passé Pro en 2003
Classement mondial : 138e
Race to Dubaï : 73e

Dernier tournoi : Omega Dubai Desert Classic - 48e
Nb. de tournois disputés en 2014 : 4
Nb. de cuts passés : 4
Meilleur résultat en 2014 : 8e
Gains saison 2014 : 113.395 €

Une victoire sur le circuit européen en 2012, une autre en 2013, quatre tournois disputés cette année, quatre cuts passés, huitième en janvier au Volvo Golf Champions de Durban remporté par Oosthuizen, avec deux derniers tours en 66 et 68, 10ème au Grand Prix Schweppes à – 9 avec deux premiers tours en 67 et actuellement 3ème du Maybank Malaysia Open à -10 après trois tours. Julien QUESNE impressionne par la qualité et la constance de son niveau de jeu autant que par la régularité de ses résultats. Il franchit les obstacles qui le séparent du niveau mondial avec méthode et détermination, et il semble en passe de parvenir à une forme de maîtrise de tous les paramètres de son jeu. Son importante marge de progression peut lui faire espérer le meilleur, et il se donne les moyens de sa réussite. Grand travailleur, intelligent et lucide, ses objectifs sont clairs et réalistes : intégrer le top 50 mondial, jouer les majeurs et pourquoi pas postuler pour la prochaine Ryder Cup.

Golf Zone a rencontré Julien Quesne  lors du Grand Prix Schweppes PGA la semaine dernière pour faire le point sur sa jeune et très prometteuse carrière.

Tu as commencé le golf assez tardivement, à 17 ans. Comment as-tu découvert ce sport ?

Je faisais beaucoup de sport, j’étais doué. Mes parents ne jouaient pas au golf, et lorsque j’ai découvert ce jeu, ce fut une vraie révélation. J’ai tout de suite accroché, j’ai tout laissé tomber pour m’y consacrer. J’ai tout de suite su que je voulais en faire mon métier. Je n’ai pas eu vraiment de coach au début, je m’entraînais par mimétisme,  j’apprenais tout seul en regardant les tournois à la télé.

Tu as évolué très vite !

Oui j’ai pas mal évolué jusqu’à ce que je passe pro, et puis j’ai commencé à travailler techniquement avec Benoit DUCOULOMBIER. Il y avait un sacré chantier, car comme j’avais bossé tout seul, j’avais pas mal de lacunes de toutes sortes.

Quelles ont pour toi été les clés de ta réussite ?

Le travail. Je suis bosseur et très perfectionniste. Il y a  des avantages et des inconvénients à être ainsi, mais cela m’a toujours permis d’avancer et sans doute d’avoir toujours un peu plus faim que les autres.

Tu es maintenant papa d’un petit Arthur. Qu’est ce que cela change dans la vie d’un golfeur ?

C’est plus dur de partir, c’est sûr. J’ai aussi moins de temps pour moi, mais cela me permet d’optimiser mon temps d’entraînement, d’être plus efficace et de décrocher plus facilement. Pour moi, évidemment ce n’est que du positif.

Tes objectifs pour cette année ?

Me qualifier pour au moins un majeur. Mais cela correspond plus à des souhaits qu’à un véritable programme  car je ne me fixe pas d objectifs précis.  Cette année j’ai décidé de jouer moins souvent pour mieux préparer les gros tournois, de jouer moins mais mieux.  Le but est de gagner des points au classement mondial. Je n’ai donc pas d’objectifs de résultats mais plus d’attitude.

Comment analyses-tu ton début de saison ?

Je suis assez satisfait d’avoir fait un top ten au Volvo, et puis j’ai passé les cuts à Dubai, au Qatar et à Abu Dhabi. Globalement je suis content de ce début de saison.

Ta blessure à la hanche est venue couper ton élan

Oui, j’ai voulu un peu trop forcer et le corps n’a pas suivi. J’ai eu presque deux mois d’arrêt. Psychologiquement, c’était dur. J’ai eu une infiltration PRP de plaquettes et il me fallait du repos, donc j’ai passé un peu de temps en famille.

Une victoire en 2012, un autre en 2013, quel tournoi souhaiterais-tu le plus gagner cette année et pourquoi ?

L’Open de France bien sûr, et j’aime beaucoup Crans sur Sierre.

Ton programme pour les semaines à venir ?

Je pars deux semaines en Malaisie et je ne vais pas faire le dernier tournoi à Singapour. Après, tout va s’enchaîner, on va rentrer dans le vif du sujet, au cœur de la saison.

Comment se passe une journée d’entraînement?

En général, on se retrouve à plusieurs joueurs pour faire 18 trous, et on s’entraîne techniquement soit avant, soit après, soit les deux. On fait aussi du petit jeu. Je vois mon coach une ou deux fois pas mois, mais il vient aussi pas mal sur les tournois.

Ton plus beau moment de golf ?

Ma victoire l’année dernière en Italie. Ma femme et mon fils étaient là,  il faisait beau, c’est un très bon souvenir.

Le plus mauvais ?

Le début de carrière. J’ai eu une saison dure sur le Challenge tour un ou deux ans après être passé pro.  Sur 28 ou 29 tournois, je n’avais passé qu’un cut ! J’ai oublié tout cela, mais ces moments ont été durs. J’ai avalé les échecs et travaillé deux fois plus. Mon entourage a beaucoup compté pour m’aider à rebondir.

Si tu n’avais pas été golfeur, qu’aurais tu fait ?

J ‘aurais été sportif de haut niveau :volley, basket, tennis… En fait, avant de me lancer dans le golf, j’ai passé mon bac car c’était important pour mes parents. Ensuite je me suis inscrit en fac à Tours, car à l’époque il y avait pas mal de bons joueurs là bas. J’ai fait un semestre universitaire et j’ai arrêté car je passais mon temps au golf.

Ton point fort?

Je suis très régulier dans tous les secteurs de jeu.  Jusqu’ici j’ai toujours eu la chance de rentrer les putts importants  quand j’étais en position de gagner.

Ton point faible?

Je suis un peu trop perfectionniste. Cela me dessert un peu, car je suis très exigeant avec moi-même, j’en veux toujours plus et je ne profite pas assez de l’instant.

Une superstition ?

Je range mes clubs toujours de la même façon dans le sac, mais ce n’est pas une superstition. Ah oui ! Comme je portais un polo rose lors de ma victoire en Espagne en 2012, je porte un polo rose pour les derniers tours de tournoi. Mais c’est pas tellement une superstition c’est plus une habitude.

Ta partie parfaite ?  

Justin ROSE et Adam SCOTT, car c’est pour moi deux modèles en termes de jeu de golf, et aussi pour leur coté humain.

Ton club préféré ?

Mon putter. Je ne change pas beaucoup de matériel, et ce putter, je l’ai depuis un moment.

Ton parcours préféré ?

Les trois neuf trous du golf des Aisses, en Sologne. C’est un parcours extraordinaire.

Et à l’étranger ?

Kingsbarnes Golf Links, à Saint Andrews. C’est vraiment un links magnifique. 

Caroline JDD

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