Moving day : Bubba cale, Spieth assure, Jimenez flambe

Sur les greens  toujours aussi incontrôlables d’Augusta, mais avec des drapeaux un peu plus accessibles ce samedi, le leader Bubba Watson a marqué le pas. On se retrouve ainsi  avant le money time avec 13 joueurs en 5 coups, tous susceptibles de l’emporter.

On a senti Bubba nerveux et agacé toute la journée, moins assuré que pour les deux premiers tours. Il continuait à envoyer des missiles tout droits dans le grand jeu (plus de 300 mètres de vol sur le par 5 du 15, et en deux sur le green avec un fer 9 !) mais ne parvenait pas à conclure, faute d’une assurance suffisante dans son petit jeu et surtout au putting. Il finit ce moving day à +2, et se fait récupérer par le jeune et très étonnant Jordan Spieth.

Sa maîtrise du parcours hier a été d’une maturité extraordinaire. De l’autorité, de la lucidité, il a bluffé tous les spectateurs et concurrents qui voient définitivement en lui un vainqueur possible. Avec sa carte de 70 hier encore (71, 70, 70), il semble d’une régularité et d’un calme effrayants. Enfin, il reste à voir s’il parvient à dormir avec le leadership du plus grand tournoi du monde sur les épaules et 18 trous à jouer… en compagnie de Bubba, à 14h40 (20h40 pour nous)

Le golf est un jeu magnifique. Après les exploits du gamin de 20 ans, ceux du senior Miguel Angel Jimenez, de trente ans son aîné. Sur un nuage, avec un talent fou, il a rendu la meilleure carte du tournoi  à – 6, reprenant hui points au leader. Il pointe maintenant à – 3 à la cinquième place qu’il partage avec Rickie Fowler, qui après son 75 de vendredi a redressé la barre et rendu hier une excellente carte de 67. Entre eux et les co-leaders Jordan Spieth et Bubba Watson, on trouve à la troisième place Matt Kuchar en compagnie du jeune et très solide  Suédois Jonas Blixt.

Tout ce beau monde est remonté comme jamais, les expérimentés Westwood, Furyk, Couples, Rose, Bjorn, Poulter sont encore dans la course dans ou sous le par. Les scores vont et viennent sans cesse sur les toboggans des greens, et chacun peut croire en ses chances.  Il faudra simplement avoir les nerfs solides et les petites cases du cerveau rangées dans le bon ordre.

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